Reflecteur angulaire

Chacun sait que dans les cata­photes des roues de bicy­clette, il n’y a pas de source de lumière. Pour­tant, lorsqu’un chauf­feur passé à côté d’un cycliste, il voit le cata­phote, au moment où ce dernier est mis sous la lumière des phares de sa voiture. Avez-vous déjà pensé qu’à ce même moment, les passants de derrière peuvent ne pas voir le miroi­te­ment du réflec­teur? Il n’est pas surpre­nant que les caractéristiques du cata­phote soient basées sur des faits géométriques simples.

On sait qu’en optique, le reflet d’un rayon à la surface d’un miroir se produit selon la loi d’égalité de l’angle d’inci­dence et de l’angle de réflexionю

Considérons un cas basique: deux miroirs formant un angle de 90°. Un rayon allant sur la surface et attei­gnant un des miroirs. Après réflexion depuis le 2è miroir, le rayon va dans la même direc­tion qu’initia­le­ment. Vérifiez cela, soit en calcu­lant les angles, soit en analy­sant le reflet du vecteur du rayon.

Pour obtenir le même effet dans notre 3D habi­tuelle, il faut disposer 3 miroirs sur des plans iden­tiques et perpen­di­cu­laires. Prenons l’angle d’un cube, dont l’extrémité forme un triangle équilatéral.

Le rayon, arri­vant dans un tel système de miroirs, après réflexion des 3 plans, se dirige parallèlement au rayon arri­vant dans la direc­tion opposée. Vous pouvez le croire!

Juste­ment, cette instal­la­tion géométrique simple et sa propriété s’appellent: le réflec­teur d’angles.

Pour l’appli­ca­tion dans la tech­nique, on fait de tels angles à une batterie, augmen­tant la surface de réflexion.

La compréhension des mathématiques simples aide à cette étape. Un plan peut être pavé avec des triangles, mais cela signifie que les réflexions angu­laires sont plus faci­le­ment accol­lables.

C’est ainsi même qu’est construit un cata­phote de vélo ou de voiture. Cepen­dant, on utilise ces raison­ne­ments géométriques dans la plupart des construc­tions tech­no­lo­giques.

Le 17 novembre 1970, dans la région de la Mer de pluie, sur la Lune, une station a aluni, nommée par l’agence prin­ci­pale d’infor­ma­tion du pays, l’agence télégraphique de l’Union soviétique (TASS), “Lune-17”. Un appa­reil soviétique s’est posé à la surface de la Lune, lais­sant la voie ouverte à un satel­lite de la Terre: Luna­khod-1.

Il est allé à bout des conduc­teurs depuis la Terre, qui pouvaient voir, par des caméras, une petite parcelle de la surface lunaire, devant un appa­reil.

Ayant compté sur le travail au cours de 3 mois terrestres, l’appa­reil a fonc­tionné 3 fois plus en 11 jours lunaires. La dernière séance de liaison, avec le premier Luna­khod, s’est effectuée le 14 septembre 1971. Pendant cette période, Luna­khod-1 a effectué une distance de 10, 540 km , en décrivant un cercle, et est revenu à son point de départ.

C’est surpre­nant, mais on avait fixé sur Luna­khod des réflec­teurs angu­laires. Tout d’abord, ils donnaient la possi­bilité à n’importe quel pays de vérifier l’exis­tence d’un appa­reil soviétique sur la Lune. Et, le plus impor­tant, une telle instal­la­tion géométrique simple aida la science à mesurer la surface de la Terre, depuis un satel­lite. Les cher­cheurs de tous les pays utilisent les réflec­teurs angu­laires de Luna­khod-1, même au XXIè siècle. 

C’est ainsi que les réflexions géométriques proto­zoaires aident les gens, depuis la ques­tion de sécurité de la vie courante, jusqu’à la connais­sance de l’univers.

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